°Poèmes.°

28-06-2011 à 19:24:27
L'aube fait éclater les sutures de la nuit,
Rependant son sang en les cieux infinis.

La plaie ouverte dévore l'ombre,
Saccage cette beauté sombre,
Noyant les étoiles de son flot ;
Parquant la Lune dans un enclot.

La nuit si calme se meurt,
Agonise dans une rouge lueur,
Laissant place au soleil sans cœur.

La plainte du soir résonne en mon âme,
Faisant échos à mes abondantes larmes
La journée commence, alors je rend les armes.

Les rêves se terrent,
Bien loin de la Terre,
Loin de la lumière.

La morne et triste réalité,
Si accablante fatalité,
S'impose dans toute sa cruauté.

C'est la mort de mes rêves.

-----

Les braises encore chaudes,
De mon cœur souffreteux,
S'envolent dans le vent de la moquerie.

J'entends les rires blessants,
Écorchés mes oreilles ingénues,
Mais mon palpitant dans son ineptie,
Reste éternellement ancrer en un bêtise mortelle.

Ma raison crie sa douleur,
Mais reste toujours l'amour aveugle,
Trompant mon esprit de ses voiles opaques.

Taureau bestial à l'amer destin,
Je fonce avec fatalisme,
Vers ce gouffre nommer fin.

Cruel vampire à la faim insatiable,
L'amour reste présent à frapper durement,
Prêt à faucher ma misérable vie,
Il se ramasse ainsi en une l'image d'un ange.

Décembre sonne le glas,
Et dans la neige glacée,
Mon corps s'écrase et meurt.

Le sang parcourt la poudreuse,
Nervures écarlates à l'arôme entêtant,
Il coule vers les trottoirs en chantant,
Le requiem d'une vie bien inutile.

-----

Telle une rose qui fane,
La vie a gout fade,
Elle n'est qu'arômes banals,
Et saveurs inégales.
Laissez donc s'envoler,
Ses senteur parfumées,
La vie n'a pas de but,
Seulement un début et une fin,
Avancez vous donc,
Et jetez vous dans le gouffre.....

-----

Quelle belle couleur,
Quelle rance odeur,
Le sang dégage t'il,
En tout temps ces effluves ?

Que de bonheur,
D'ainsi voir le vermeil,
D'entendre couler,
Le sang à flot déchainer !

Je savoure la vison,
Et bénit la douce jouissance,
Que procure le meurtre.

-----

Belle soucoupe,
Vole en chantant,
La douce mélodie des temps.

Blanc céramique,
Fend les cieux bleus,
Traverse gaiment les nuages.

Sent le soleil,
Se refléter,
Sur tes parois brisées.

Aller miroite,
Jaune rayon,
Moire la surface avec joie.

Est venu le temps des roses,
Jettent les dans la faille brulante,
Est finit la douce chaleur,
L'enfer s'ouvre pour toi seul.

Souffre et pleure,
Belle soucoupe,
Et tombe dans les flammes.

-----

La pluie tombe en cinglant,
Se mêlant à la souille de ton sang.

Ta chair déchirée frémit sous le fouet,
Témoignant la souffrance que le cuir te soumet.

Un hurlement ponctue les coups,
Ah que ta douleur m'est douce !

-----

Alors que j'aperçois enfin la lumière,
Le sombre rideau se rabat sur la scène.
Je me morfond,
Je me sens con,
Puis je m'élance...... Vers le vide.
Est finit le temps des fleurs,
Révolu le doux bonheur,
Une faute m'étouffe.
Pendant la chute fatale,
J'aperçois la lumière,
Les pans de tissus s'entrouvrent,
Et me dévoilent la vérité,
Si longtemps recherchée.
Que nenni,
Me dit l'ange aigri,
Tu ne seras pas admis,
Dans notre paradis.
Et pourtant je tend les bras,
M'ouvrant à la délivrance de la mort,
Trouvant enfin la vérité,
Qui m'est rester si longtemps cachée.
Là dans un champs si fleuri,
Je vois une fillette qui rie.
Elle me dit s'appeler Emélie.
Et moi je pêche,
Je corromps,
Dans ma folie cupide...... Je l'amène au suicide.
Huit ans et demie,
Des boucles blondes,
Deux prunelles bleus,
Les pensées vagabondes.
Entre deux troncs je lui chuchote,
Que jamais ces compatriotes,
N'accepterons sa différence.
Elle pleure,
Mais je ne vois pas encore,
Les larmes carmins du sang,
Qui inonderons un jour ces joues si roses.
Alors je lui pointe la falaise,
Je lui murmure des fadaises,
Puis je la pousse vers le palais.
Deux heures plus tard,
Une bourse dans la poche,
Je me défile,
Vers une vie plus tranquille.
Mes mensonges oubliés,
Je m'en vais me marier,
Restant aveugle à ma démence.
Je dis oui alors qu'elle saute,
J'embrasse ma femme pendant que son corps s'écrase.
Alors que je goûte aux lèvres de ma cher Marianne,
Le corps d'une fillette,
S'en va dans l'océan,
Laissant derrière lui la tristesse d'un peuple.
Trente ans plus tard,
Dans une maison,
Un beau matin ensoleillé,
Je paye le prix,
De mon fatal délit.
Un corps couché dans des draps,
Du sang maculant la soie.
C'en est finit de mon amour,
Il s'écoule d'une plaie béante,
Me laissant seul hurler,
Dans ma demeure vidée.
C'est en ce jour d'été,
Que les recherches ont commencées.
Vingt ans encore,
Pour ne finalement que me trompé,
Ne faire que me heurter,
A un mur qui reste sans porte.
Un contrat parmi tant d'autres,
Et pourtant,
Celui qui signera l'arrêt,
De ce que j'ai nommer bonheur.
Alors j'ai sauter,
Ne sachant que penser,
De cette même falaise,
Et cela sans me douter,
Qu'elle me donnerait la réponse.
Enfin le rideau s'ouvre,
Enfin la lumière s'engouffre.
Je me disloque contre le roc.
J'essaie alors de mon esprit lesté,
De m'envoler vers les cieux bleutés,
Mais mon pêché,
M'entraîne vers le sol.
Je ne peux m'envoler,
Car la cruelle gravité,
Ne me permet de transgresser,
Ses lois pourtant tant de fois bafouées,
Par d'autres suicidés.
Je ne peux y échapper,
Envoyer par la mort,
Dans les entrailles de la Terre,
Tout au fond de l'Enfer.
Car je le sais alors,
J'ai privé le monde,
Bien plus que d'une fillette.
J'ai tuer un ange.

-----

Futur sommeil de gisant,
Corps livides s'effondrant,
Mille hommes ayant été vivants,
Tant d'âmes s'envolant,
Vers un monde s'endormant,
Dans l'étreinte de mortelles ténèbres.

Étouffés par un édredon sombre nommé mort,
La corruption choisis de tristes chemins,
Envoyant par l'au-delà humains de tout étages,
Par la décision hâtive d'un fou triste en ménage.

Car rien ne saurait mieux amener la fin,
Que la conviction d'un seul vaurien,
Un sombre et vil crétin,
Ameutant cent ignares tout aussi pendables.

La chasse est lancée,
Et la majorité d'envieux haineux,
Fera succomber une minorité,
Depuis toujours chassée.

Alors seulement après que le sol soit joncher de morts,
Se déciderons les lâches restants,
A agir pour mettre fin à l'abattage d'errants sans terre.

Et après viendra la factice justice,
Votée par quelques gras ministres

-----

Toute joie m'a quittée,
Quand cette belle fleure à fanée.

Elle, espoir ô combien magnifique,
Qu'il puisse un jour ici pousser,
Un quelconque végétal.

Tout sa beauté c'en est allée,
Quand sa vie c'est envolée.
Sa blancheur c'est grisée,
Sa pureté c'est échappée.
De toute sa splendeur,
Il ne restait rien.

Cette rose promesse de vie,
A quittée le cycle du monde,
Elle, elle qui était si belle,
Elle avec sa blancheur nuageuse.

Ses pétales ratatinés,
Rapiécés, étaient tous tombée,
Ne laissant qu'un cœur nu et vulnérable :
Elle n'a pas survécut.

Tout espoir c'est envolé,
Le jour ou cette rose à fanée,
La terre infertile c'est propagée,
Terre dénudée, désertée de vie,
Cette fleur c'était l'espoir,
La promesse d'un hommage pour cette morte,
Oui car cette fleur d'un blanc éclatant,
Cette chose si pure,
Elle venait du passé.
La legend Wing, la faisait pousser,
Droite et fière elle a vécue,
Embaumant l'air de son parfum.

Puis telle un spectre elle a resurgit,
Ombre de la rose elle était devenue,
Froid et maléfique semblait le jardin,
Symbole d'une mort cruelle elle a grandit.
La rose blanche était morte,
La pureté évanouit,
Les jours étaient sombres,
La lune était moins belle,
et le soleil était rouge:
Telle l'ombre,telle un spectre,
Elle avait surgit :
Noir comme la nuit et mortelle comme la lame d'un couteau, la rose n'était plus,mais son ombre était revenue.

-----

Dans le ciel,
Je veux m'évader,
M'envoler, Pousser,
Par les vents de la destinée,
Libérez moi de ses chaines!

Le monde n'est que souffrance,
Haine et perfidies cohabitent,
Dans le plus grand chaos,
Je ne veux plus voir ceci,
Libérez moi de ses chaines!

Quelles chaines,quelles chaines ?
Ma familles,mes amis,je ne veux plus rien,
Le renouveau, l'inconnu,
Je veux visiter le méconnu,
Laissez moi dans mes rêves !

Partir loin seul, et sans soucis,
Courir, marcher sur les routes désertes,
M'enfuir, libéré de cette vie de tourments,
Sans vous,sans personnes et sans règles,
Laissez moi dans mes rêves !

Découvrir des pays inconnu,
Camper, pêcher et marcher de nuits comme de jours,
Dans les sentiers sombres que m'offre la vie,
Parcourir les plaines, traverser les déserts,
Laissez moi dans mes rêves !

Quelles rêves,quelles rêves ?
Êtres seul sans personnes,
Vivre en paix loin de ce monde si cruelle,
M'installer en forêt et ne jamais revenir,
Laissez moi partir.....

Je ne veux plus rien,
Plus de demeure,
Plus de familles et aucun amis,
Plus de vie ici même,
Laissez moi partir......

Loin de tout,
Loin de vous,
Loin de ma vie d'antan,
Loin des mensonges et de la souffrance,
Laissez moi partir......

Pour allez où, pour allez où ?
Loin de vous, loin de tout,
Seul et libre comme le vent,
Je ne veux plus rien,
La vie n'a plus de saveur,
Je n'ai plus de chaines,
Je n'ai plus de rêves,
Je ne veux plus partir,
Alors laissez moi,laissez moi......


Laissez moi mourir.

-----

Mon âme est meurtrie,
Je souffre en te voyant,
Toi, l'amour de ma vie.

Quel sens à donc mon existence,
Si je ne peux te caresser ?
Seul mon regard t'as touché,
Mais il n'a fait que te frôler.

Ne m'a tu pas vu te regardé ?
Ne m'a tu pas parlé ?
Te couvrir de mon regard,
T'observer avec amour,
Pour rien qu'une fois,
Pouvoir t'embrasser.
Et pourtant,
Qu'a tu fait, si se n'est te moquer ?
Tes bravades et secs tes paroles,
M'ont blessées plus qu'une arme,
Laissant de mes yeux couler des larmes.

Toi qui est si belle,
Si éclairée,
Pourquoi, ne m'a tu pas écouté ?
Quand je chantais en ton nom,
Tu ne t'es que détournée,
Me laissant seul et déprimé.

Amour, quel mot abstrait,
Quel frivole sentiment,
Et pourtant quelle souffrance.

Observe moi, je ne demande,
Qu'un seul regard,
Parle moi,
Vois mon amour,
Entend mes paroles,
Aime moi....
Ou tue moi.

-----

Ce qui me donne des ailes,
C'est non l'amour mais la haine.
C'est mon âme,
Qui fut forgée par ses flammes.

La douleur est sans fin,
Je ne vois plus l'aube,
Seul reste mes cris,
Les hurlements de "l'autre",
Dans la noirceur de la nuit.

Ma haine se fait dangereuse,
Violente et avide,
Elle réclame du sang.

Et ils l’attisent,
Tel du charbon jeté aux flammes,
Ils font de moi une arme.

La vie n'est que souffrances
Et je marche dans la nuit,
En attendant que cette errance,
Prenne enfin fin.

Toutes se tournantes,
Elles me hantent elles le torturent.
Ainsi est la vie,
Quand on marche dans la nuit.

-----

Mais en haut quelle horreur,
Quel fléau, quelle malheur,
Qu'est-ce donc que ce néant ?
Pourquoi donc autant d'ombres ?
Elles m'attrapent, me déchire,
M'écartèlent, me détruise.
Toutes ses souffrances,
Endurées par tant d'êtres,
Comment supporter ses souvenirs ?

Ils reviennent vers moi,
Dans un flot tumultueux,
Intarissable, insatiable,
Ils me rappellent mes erreurs,
Tout ses choix.....
Tant de chemins délaissés.....
Tant de voies mal jugées.....

La mort est ainsi :
Souffrance et erreurs ramenées vers la surface,
Tant de mœurs,
De blessures qui me hantent jours et nuits,
Dans ce désert froid, ni anges ni lumière.... Que de glace et de haine,
Tant de vie sacrifiées,
Pour arriver dans le néant.

-----

Soyons amies,
Restons unis,
Dans la mort,
Dans la souffrance,
Quand les ténèbres nous avalerons,
N'hésitons pas, et ensemble dévalons,
La pente de l'enfer.

Vers les ombres,
A la fin de tout les mondes,
Là où tout finit,
Nos liens à nous ne se briserons pas,
Alors, attrape donc, se couteau,
Et à trois avec moi,
Avance vers la porte.

-----

Rose fanant,
Corbeau Croassant,
La mort emplit l'air,
Elle trouble ta vue.

Douce douleur,
Entêtante odeur,
Tes narine te brulent,
Ta vie s'échappe.

-----

Larme unique sur ta joue si grêlée,
Ah souvenirs venus du passé,
Voix douloureuses d'une vie refoulée,
Qui es tu pour venir de nouveaux me tourmenter ?

Douce chanson échappée de lèvres froides,
Mélodie de mort chantée par les gisants,
Sordide témoin d'une fin proche et violente,
Pourquoi rôdes tu encore dans mon esprit ?

Corps refroidis par le touchée d'une faucheuse,
Anciennes vies aujourd'hui éteintes et soufflées,
Cruelle destiné qui les a ainsi effacées,
Ainsi donc tu es revenues me hanter ?

Regard éteins d'un amie enterré,
Visage livide d'un être autrefois aimé,
Hécatombe cruelle ainsi décidée,
Le sort du monde est il donc dicté dans de sombres bureaux ?

Tu es ce que j'ai un jour fais,
Tu viens pour me rappeler des actes regrettés,
Ta présence m'emplit car tu es mon ombre,
Et dans les ténèbres les complots fleurissent.

Ainsi va le monde si cruelle,
Infamie magnifique,
Merveilleuses monstruosité,
Ombres furtives et irascibles,
Décidant que le sort d'une vie est celui bien voter.


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29-01-2012 à 16:08:31
J'ai vu une lumière sur tes lèvres.

Une lueur éphémère qui s'est trop vite éteinte,
Telle une flamme essoufflée,
Qu'une brise aurait ceinte,
Puis de ses bras étouffés.

L'ombre à nouveau,
Des ténèbres de plomb,
Qui t'invitent au tombeau,
Te traînent sans raison.

Mais n'as tu pas souris ?


-----

Je t'ai aimé à m'en damné,
Mais l'enfer dormait en toi.
Tes paroles n'étaient que venin, chaque mot portait son poison.
Je voyais ton regard porteur de mort,
Tes lèvres qui attendaient un corps,
Une source à laquelle t'abreuver.
Je savais l'ardeur de ton besoin.
Je pressentais ton geste.
Tu n'attendais qu'une occasion.
Un regard en arrière.
Un silence dans mon coeur.
Poitrine creuse.
Muette.
Atone.
Une pulsation fantôme.
Qui passe sans un échos.
Un spectre en avant-garde qui fouaille mes entrailles.
J'étais mal à l'aise.
Ton cruel dessein visible dans tes yeux,
Tes mains s’affairant autour de ma gorge.
Des doigts si pâles,
Fragiles,
Qui menaçaient de se briser sur ma peau.
Une porcelaine maudite qui semblait prête à se faire fragments...
Mais tout d'un coup.
Force.
TU HURLES Ô DÉMENTE.
TU SERRES MON COU.
TU SERRES MON COEUR.
FOLLE.
FOLLE.
FOLLE.
LA HAINE QUI EMPLIT TES PRUNELLES !
LA COLÈRE QUI GUIDE TES DOIGTS !
PORCELAINE INFERNALE.
TES ONGLES QUI DÉCHIRENT.
TON REGARD QUI BRÛLE.
JE T'AIME.
TUES MOI.
TUES MOI ENCORE.
JE SUIS TON ARME.
FAIS DE MOI LA LAME DE TA FOLIE.
MARTEL MOI DE TES MOTS.
PLONGES MOI DANS L'ACIDE D'UN BAISER.

Je t'aime.
11-02-2012 à 11:23:23
Je me perds en ce vaste bourbier,
Cette fange mouvante qu'est l'humanité,
Me noyant, me laissant,
Sans force entraîné,
Mû par ce terrible mouvement,
De la foule puante,
Qui exhale son souffle,
Ses odeurs pressantes,
S'engouffrent par ma bouche,
Emperlant mon visage d'une eau sale,
Embouchant mes tunnels nasales...

Mais point de métros ici-bas,
Le hurlement des rails n'est pas,
Ne sera jamais,
Pas une fois perdu, même,
Enfoui dans ma peau,
Rythmant mon coeur,
Poussant ma vie de sa masse glaciale ;
Je ne serais pas comme eux,
Les spectres qui errent en de sombres couloirs,
Fantômes dans le froid d'un wagon qui se mouve,
Tel un voleur en marche,
Un affamé d'espoir,
Dévoreur d'âmes,
Ôtant toute vie,
Effaçant tous ces gens,
Les gommant dans sa course.

En ce train,
Tout n'est plus qu'ébauches,
Lignes sans entrains,
Qui s'emmêlent et s'écrasent,
S'enserrent dans une violente débauche,
Disparaissent l'une dans l'autre,
Brumeuses, évanescentes...

Voyageurs d'au-delà,
Travailleurs d'outre-tombe,
Vous qui patientez dans le métro glacial,
Le wagon de l'enfer,
Fanés, dans ces serpents de fer,
Ouvrez vos yeux éteins,
Attisez les braises mortes !

RÉVEILLEZ VOUS !
02-06-2012 à 18:14:49
Douces effluves corrompues de ces corps qui pourrissent,
Ô caressantes odeurs dégagées par la chair ensevelies,
Cachée par dégoût dans son dernier lit de bois,
Qui masque sa beauté, décomposée,
Derrière des planches polies, qui provoquent l'émoi,
Voilant un corps joliment entaché,
Par la mort, douce mais frigide,
Qui nous laisse... Rigides.

Je soulève le couvercle si lisse,
D'une main caresse ton visage glacé,
Dont le chair délavée, sous mes doigts, glisse,
Comme une tissu de soie,
Laissé au dehors par l'hiver,
Devenu si pâle, si froid,
Pleuré puis jeter dans la terre.

Je t'aime et de mes bras t'enserre,
Même si tu ne réponds pas, misérable,
Etranger aux caresses,
Sourd, muet, et mort, macchabée méprisable.

Je t'offre ma chaleur au nom de nous deux,
Mais je sais que tes lèvres, closes, pour toujours resteront ;
Que plus jamais ne s'ouvriront tes yeux,
Et que moi, seul, je n'ai plus qu'à errer sans raison...
17-10-2012 à 11:41:43
url=http://www.zimagez.com/zimage/pomes.php] [/url]
17-10-2012 à 11:50:31
J'ai vu une lumière sur tes lèvres.

Une lueur éphémère qui s'est trop vite éteinte,
Telle une flamme essoufflée,
Qu'une brise aurait ceinte,
Puis de ses bras étouffés.

L'ombre à nouveau,
Des ténèbres de plomb,
Qui t'invitent au tombeau,
Te traînent sans raison.

Mais n'as tu pas souris ?
21-05-2013 à 22:59:59
Coquelicot,
Doucement, ballotté par la brise,
Mais que fais-tu dehors ?
Coquelicot, petite fleur,
Il fait froid en ce jour.

L'hiver a trop de mains,
Et ses doigts sont si froids ;
Coquelicot,
Douceur d'été,
Tes pétales ont gelés.

Coquelicot,
Braise sereine, lentement,
Tu t'éteints ;
Les paumes du vent te fanent,
Et tu ne bouges pas.

L'hiver s'est enroulé,
Dans l'air faible et docile ;
Coquelicot,
Beauté condamnée,
La glace prend tes racines.

Coquelicot,
C'est l'été,
Mais tu ne fleuris plus ;
Car l'hiver est tombé,
Sur ton printemps dédié.

Coquelicot,
Coquelicot,
Plus cette année,
Plus pour moi ;
Plus jamais.



-----


J'ai un lézard dans le crâne,
Qui court et qui dévore,
Les pensées qui traînent,
Qui brûle sur sa langue,
Des mots fantomatiques.

Ses pattes sont des feux,
Sa marche un incendie,
Et dans sa course il sème,
Les graines d'un brasier.

C'est le printemps du feu,
Flamboyance spectrale,
Entre mes tempes,
Qui battent,
Qui pulsent,
Chantent la fièvre ;
Lézard vorace.

Ma tête brûle, ma tête tremble ;
Pâmoison des pensées,
-Ces soleils enfermés-
Hécatombe d'idées,
-Ces gamins de mille muses-
Dans ma tête embrasée,
C'est le bal des flammes.

Chaos, chaos, c'est la danse du feu,
Le lézard s'enroule,
Dans sa queue grise et longue,
Que grisent des cendres blondes,
Anciennement sidérales ;
Le lézard s'esbaudit,
Dans le saccage occulte,
Gainé d'écailles rouge,
Et bercé du faux feu de cette fieffé fièvre,
Félicitée fantoche du faquin fait tyran ;
Impalpable brasier sous mon front remuant,
Ondoyant des battements d'une veine douloureuse.

Le lézard dans mon crâne,
Frottant ses pattes ardentes,
Entame la danse des maux,
Familiers à mes tempes ;
Et je me sais trompé.

L'ennemie m'a leurré :
Pas de lézard qui danse...
...dans ce brasier infâme...
...fameux mensonge qu'on ma servie...
Encore maintenant,
La salamandre en rit.
29-05-2013 à 13:56:28
Derrière tes lèvres pourries,
S'élève un cloaque hideux,
Qui doucement s'écroule ;
Cité abandonnée,
Dans le grouillement des vers.

C'est ta bouche mon enfant,
Le joli gouffre rouge,
Qui bée dans ton visage noircis,
Oui ta bouche,
T'en souviens-tu ?,
Où dansait cette langue,
Petit appendice rose,
Qui désormais s'enroule,
Dans le flot des insectes,
Frêles bêtes nécrophages,
Courant sur tes gencives,
Et dévorant tes joues.
29-05-2013 à 13:56:58
Doli

Dis moi Doli,
Où sont rangées tes plumes ?
J'ai entendu crier,
Dans yeux qui sourient,
Qu'on te les avait prises.
C'est comme du rouge franc,
Tracé fort sur tes lèvres ;
Barreau entre tes joues,
Début de prison,
Pour sourires à la menthe.

Hey, bats des ailes Doli,
Elles reviendront en gerbes ;
Et-
Feux d'artifices azurés,
Astres bleus sur la nuit,
Coulante, puissante,
Des tes cheveux noirs.

Les plumes repoussent,
Doli l'ange du soir,
Les plumes c'est rien ;
A coup de sourires,
Dis Doli,
Nous deux on s'envolera,
En étirant les lèvres.

Allume le fond de tes yeux,
Doli cuivre-peau,
Il te faudra des braises,
Et l'air chaud de ton souffle,
Tempête mentholée,
Doli brise fraîche,
Pour gonfler le ballon.

Je joindrai mes mains,
Pour te faire une nacelle,
Et si tu veux bien Doli,
Joli geai bleu, Doli,
Je serai pour toujours,
Ta dévouée montgolfière.


Doli²

Nuit en mouvement,
Glissement de cuivre,
Habillée d'ombres ;
Venus d'automne.

Cannelle et miel,
Feuille craquante,
Beignet croquant ;
Sa peau.

Or en ses voiles,
Lumière occulte,
Sombre rivière ;
Sur ses épaules.

Oiseau caché,
Nymphe doré,
D'ombres parées ;
Doli.
07-06-2013 à 10:35:22
Dans ma vie sonne l'heure,
Des agonies propices,
Quand au soir s'éteignent,
Les lueurs de mon cœur.

L'aube est morte ce matin encore,
Et seul lui succède le crépuscule,
Qui tout d'une pourpre obscure;
Lave les cieux,
Avec le sang des jours.

La dame blanche des nuits,
Langoureuse et nacrée,
Ne saurait à elle seule,
Poser sur mes blessures,
Un véritable baume,
Car ses mains elles aussi,
Comme celles du soleil,
De lumière éthérée,
Ne peuvent caresser,
D'un contact charnel,
Ma peau qui vibre,
Dans le grand silence.

J'attends du monde une libération,
Qui à ce ciel lointain et profond,
N'est que caprice d'Homme,
Et supplique d'un jour,
Que la mort fera taire,
Bientôt,
Dans une gorge froide ;
La mienne qui serrée,
Étouffera mes plaintes.

Les étoiles n'ayant,
Pour mon âme esseulée,
Pas le moindre remède,
Je trouve seul les soins,
Dans la nature fraîche.

Donc au soir de feutre,
Nuitamment, en silence,
Quand chute la perle d'or,
Au bout rouge du monde,
Obscurcis par le sang,
D'une journée décédée,
Je m'en vais dans les champs,
Aux lisières bruissantes
De la forêt qui sort,
De sa tendre torpeur...

Et là-bas doucement,
Souriant à la Terre,
Je cueille les dames rouges,
Aux pétales de soi,
Qui me font les yeux doux,
En caressant mes mains.

Moi je n'ai pas de femme,
A qui dire "je t'aime",
Mais quand la nuit tombée,
Sur l'écrin de l'herbe,
Je trouve un coquelicot,
Alors je suis heureux,
Et alors je souris,
Car je sais qu'au fond,
Une mère séculaire,
Me donne des baisés,
De ses fleurs, de son vent,
De ses lèvres de terre...
12-07-2013 à 03:46:46
Les jours ruissellent sur nos joues,
Les larmes roulent comme une aurore,
Qui boréale se gondole,
Dans la nuit allumée,
Des feux célestes rejetés,
Carbonisant la moire, appesantit d'étoiles.

Le temps passe et déroule ses douleurs,
Étreintes et doutes se succèdent en nos yeux,
Caressent doucement nos lèvres ;
Dans de larges roulures,
Empruntes de scintillements,
Les violences arrachées à la vie,
S'inscrivent dans nos regards.

L'infinie est mort, dans un plissement léger,
Tout au coin de ma bouche, il a cesser d'hurler,
Retombé en ma peau, onde suicidée,
Que n'ont pas su gardés,
Les jours enroués ;
Sourire éteint.

Sur mon cœur froissé j'ai posé tous mes rêves,
Et j'ai fais un avion de mes espoirs brûlés,
Pour porter aux étoiles cendrées,
La poussière en bouffées,
D'une enfance crevée.
16-07-2013 à 17:03:14
Chantent le givre et les glaçons,
Contre la peau d'un nourrisson,
Transis, gelé, par la tempête,
Bercé par les rafales blanches,
Gentil marmot couvert de neige,
Mon bel enfant rouge de froid,
Déjà bleuie, bientôt muet.

Abandonné par la chaleur,
Jeté des bras sécurisants,
Il vagit seul dans la nuit pâle,
Prisonnier d'une chanson sourde,
De ses langes mortuaires,
De son pauvre corps,
Mou comme l'aurore,
Aussi fin que le jour.

Sa peau ne peut tenir les vents,
Loin du brasier de ses entrailles,
Et ses veines minuscules se gèlent,
Traçant pour l'hiver un chemin,
Vers un cœur qui trop peu a battu.

Un crépuscule exsangue dépose ses voiles pâles,
Sur l'horizon tendu qui frémit au matin,
Et trace sur le ciel le contour d'une faux,
Quand tout enrubannée de sa sombre vêture,
S'avance Dame Sélène, poudrée et tant fardée,
Qu'elle en semble plus blanche comme un visage mort.

Inquisitrice, mélomane,
Jugeant trop belle la musique,
Tous ces cris et ce vent,
Qui rugissent ensemble !,
La reine grimée,
Juge, implacable :
Cet enfant si bruyant,
Chantera toute la nuit,
Et au-delà encore,
Pour les nuages aussi,
Qui sont si éreintés,
D'avoir tant courus.

Que se poursuivent ses plaintes,
Ravissante agonie !,
Le marmot de sitôt,
Ne trouvera repos.
09-08-2013 à 23:55:02
Violence d'une parole qui blesse,
Sang mentale qui coule sans cesse :
La joute verbale m'agresse,
Et mes oreilles en saignent.

On enseigne trop de choses,
Trop de mots qui frappent,
Trop d'insultes aux mômes,
Qui souriant les recraches.

Scellez vos lèvres,
Taisez vos haines,
Et que la paix s'élève.


Jeux d'enfants dans un pré,
Un chat qui court sans s'arrêter,
Le souffle court de la souris,
Comme une promesse de victoire :
Elle perd son air et sa vitesse,
Mais pas sans se battre par soucis,
De ne pas offrir gratuitement la gloire,
A son ami au sourire gigantesque.

La main se tend et les doigts frôlent,
Tissus qui se froisse sous une petite poigne :
Sans une parole changent les rôles,
Et le chassé s'enfuit dans la paisible campagne.

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Aventure déroutante,
En une nuit envoutante.
Je m'envole vers les cieux,
Sans ailes mais heureux.

Un rêve qui me mène vers les étoiles,
Me piège dans sa brillante toile,
Dont l’araignée céleste resplendit,
Pupille d'argent qui illumine la nuit.

Je ne suis pas un oiseau.
Terrestre et bien sot,
Sans plumages à revêtre,
Je n'ai qu'un soir pour l'allégresse.

Enivré par l’onirique,
Perdu dans une folie cosmique,
Je me balance d'astre en astre,
Riant sans craindre aucun désastre.

Et les lueurs conjuguées,
Vive radiance argenté,
Resplendissent en un point ;
Un univers lointain...
Que je quitte soudain.

Dur réveil dans les draps satinés,
Maudite et contrainte matinée !
Adieu balançoire de mes soirs,
Je m'en retourne sur terre pour m'assoir.
09-08-2013 à 23:55:26
Qu'est-ce que la vie sans toi ?
Qu'est-ce que mon monde à moi ?
Quand tu n'es pas ici,
Ma joie est en sursis.

Chaque fois que t'en vas dans le lointain,
C'est un nouvel espoir qui s’éteint.
Brulante d'envie chaque matin,
Je rêve à notre amour,
Attendant ton retour.
Mais je me souviens :
Tu es partis,
Je suis seule dans le lit.

L'aube est toujours rouge,
Comme des larmes de sang,
Je n'en plus que tu bouges...
J'aimerais être l'océan :
Tu naviguerais par tout temps,
Sur mon corps sans repos,
Dont les contours ne seraient qu'eau.

Ce rêve me dévore,
Vole ma vie d'attente,
Me rapproche de la mort,
Moi qui ne veux plus être une amante.

Pourquoi fuis-tu ?
Ton amour s'est-il tut ?
Pourtant la nuit,
Nous sommes unis,
Alors pourquoi ton départ ?
Ne puis-je avoir d'espoir,
Que tu viennes me revoir ?

Aujourd'hui je n'ai que des larmes :
Tu n'as laisser qu'une lame,
Qui transperçant mon cœur,
Me rapproche de l'ultime heure.

Je n'en peux plus de souffrir,
Il n'y a pour moi plus de sourire,
Seule la douleur de ta perte ;
Ravage dans mon être,
Qui m'a tuée aujourd'hui,
Quand j'ai sautée sous la pluie.

Nuages d'orages en marche.
Foudre hurlante qui frappe.
Je m'en vais sous l’orchestre,
De la violente tempête.

Mort dans l'eau.
Mort dans l'océan.
Je m'y fond en mourant,
Attendant ton bateau.
10-08-2013 à 00:05:17
En ce qui fut ma fatale nuit,
Sous la Lune d'hiver,
Le Sinistre entreprit,
De sa faux labourant l'air,
D'à jamais prendre ma vie.

Je chante depuis ma tombe,
La douleur d'un cœur embrasé,
Par la plus douce des colombes,
Qui doit maintenant pleurer,
Au dessus d'une stèle qu'accueille son ombre.

L'amour vain me fait hurler,
Depuis la terre où mort je gît,
Mais je ne peux que regretter,
De n'être plus qu'esprit,
Qui ne puis que se lamenter.

Pourtant j'attends encore,
Que me rejoigne son corps,
Pour une dernière fois gouter,
A la chaleur que me procure de l'enlacer.

Si l'amour est trop demander,
Je ne veux alors plus avoir à hurler,
En vain sous la terre brulée.

Que l'on me libère de la mort !
Que l'incendie gagne ma dépouille !
Ou donc qu'arrête la souffrance.
10-08-2013 à 00:07:17
L'arc de ta joie,
S'envole tel une oie,
Dans le ciel maussade,
Et révèle dans son pur sillage,
Les contours d'un visage.

Tu montres mes trais sous un jour différents,
Rougis mes joues par ton rire si doux.

Oui car,

C'est un rire d'eau,
Le plus beau des cadeaux,
Celui qui comble les troues de mon cœur.

Sourie donc ô ma sœur,
Que continue ta candeur,
Reste à jamais ma chaleur !

Flamme de vie,
Tu es plus qu'une amie,
C'est toi Mélie,
Ma plus belle famille.

Soit l'étoile de mes soirs.
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